La Société de Protection des Terres Humides
Tourbières de lanoraie
La Société de protection des terres humides.
Qui nous sommes?
Si on vous disait que plus de 80% des milieux humides ont disparu depuis 100 ans.
Si on vous rappelait que c'est de la relation terre et eau que sont nées les espèces vivantes qui habitent notre planète et qui continuent à en dépendre pour poursuivre leur évolution.
Si on vous rappelait que depuis quelques temps il y a moins de grenouilles, moins d'insectes, moins d'oiseaux, moins de fleurs sauvages, moins de nature quoi...
La SPTH est un organisme spécialisé dans la défense et la protection des milieux humides, plus spécifiquement ceux contenus dans le Delta de Lanoraie. Ce complexe de milieux humides couvre une superficie de plus de 75 km2, et s'étend sur huit municipalités. De Sainte-Geneviève-de-Berthier à l'Assomption, en passant par Lanoraie, Lavaltrie, Saint-Paul, Saint-Thomas, Saint-Sulpice et Saint-Gérard-Majella, les tourbières de Lanoraie constituent le dernier grand milieu naturel humide du sud du Québec.
Notre organisation est composée de plusieurs membres bénévoles ainsi que de neuf administrateurs dont certains sont impliqués depuis plus de 20 ans dans la cause des milieux humides. Actifs aux niveaux communautaire et social, la Bande à Bonn'Eau éduque et sensibilise les jeunes et moins jeunes à l'importance de la sauvegarde de la nature pour les générations actuelles et futures.
Afin de diviser efficacement les tâches et regrouper les bénévoles selon leurs intérêts, une bonne partie du travail et des réflexions de la SPTH se fait en comités.
Tant les bénévoles que les administrateurs sont invités à siéger à un comité. Tous les comités répondent cependant au Conseil d'Administration.
LE COMITé SENTIER:
Ayant comme mission de rendre la Réserve écologique des Tourbières de Lanoraie toujours plus attrayante et instructive, le comité sentier est le comité qui compte le plus grand nombre de bénévoles. On y assure le bon maintien des infrastructures, ainsi que l'amélioration constante des outils d'éducation. Toute la publicité et la promotion de la Réserve écologique et du Sentier d'Interprétation lui sont également dévolues. C'est ce comité qui a récemment complété le « projet insecte ». Donnant suite à un inventaire des insectes qui peuplent la réserve écologique, le Pavillon d'accueil présente maintenant une magnifique exposition sur ces derniers, ainsi que sur une partie de la chaîne alimentaire dont ils sont un maillon essentiel.
LE COMITé D'ACTION RéGIONALE:
Ce comité fut créé afin de prendre en charge les différents dossiers à caractère politique de la SPTH. Notre organisme vise à mettre sur pied une protection législative intégrale des milieux humides de notre belle région. Pour ce faire, il nous faudra rallier les différentes municipalités et MRC derrière cet objectif commun. à moyen terme, nous souhaitons être présent, connu et reconnu dans les différentes instances de chacune des 8 municipalités et des 3 MRC qui se partagent le Complexe Tourbeux du delta de Lanoraie. Pour l'instant, ce comité ne regroupe que des administrateurs, mais la porte est grande ouverte à tout membre souhaitant s'y impliquer.
LE COMITé GESTION
Le Comité Communication est de loin le plus actif de tous les comités. Comme son nom l'indique, ce comité assure la gestion au quotidien du bureau, du courrier et des opérations financières mineures. Il répare également les réunions du Conseil d'Administration. Afin d'être efficace, ce comité a un pouvoir décisionnel plus étendu que les autres comités, ayant été mandaté par le Conseil d'Administration pour trancher toutes les décisions urgentes et techniques entre les réunions du Conseil. Seuls des administrateurs siègent à ce comité.
La SPTH résulte de la fusion de deux organismes impliqués dans la protection des tourbières du delta de Lanoraie : La Bande à Bonn'Eau de Lanoraie et La Société pour la conservation de la tourbière de Lanoraie.
Active aux niveaux communautaire et social, la SPTH a comme principal objectif la protection et la conservation des milieux humides, plus spécifiquement ceux contenus dans le delta de Lanoraie. Elle éduque et sensibilise les jeunes et moins jeunes à la sauvegarde de la nature pour les générations actuelles et futures.
La nouvelle organisation est composée de plusieurs membres bénévoles ainsi que de neuf administrateurs dont certains sont impliqués depuis plus de 20 ans dans la cause des milieux humides.
Qui nous sommes?
Si on vous disait que plus de 80% des milieux humides ont disparu depuis 100 ans.
Si on vous rappelait que c'est de la relation terre et eau que sont nées les espèces vivantes qui habitent notre planète et qui continuent à en dépendre pour poursuivre leur évolution.
Si on vous rappelait que depuis quelques temps il y a moins de grenouilles, moins d'insectes, moins d'oiseaux, moins de fleurs sauvages, moins de nature quoi...
Pouvez-vous maintenant mieux deviner qui nous sommes?
Des gens qui se posent de sérieuses questions sur la race humaine qui d'un côté dit apprécier la nature et d'un autre ne cesse d'agir pour s'en débarrasser.
80% a disparu en moins de cent ans! Et peu ou rien qui n'est fait pour l'empêcher.
à part nous et d'autres comme nous. Vous peut-être?
La coopération. C'est la plus grande caractéristique des êtres humains; ce qui lui a permis de dominer la planète... mais qui pourrait aussi la détruire... ou la sauver...
ça dépendra de nous.
La SPTH résulte de la fusion de deux organismes impliqués dans la protection des tourbières du delta de Lanoraie : La Bande à Bonn'Eau de Lanoraie et La Société pour la conservation de la tourbière de Lanoraie.
Actifs aux niveaux communautaire et social, la SPTH a comme principal objectif la protection et la conservation des milieux humides, plus spécifiquement ceux contenus dans le delta de Lanoraie. Elle éduque et sensibilise les jeunes et moins jeunes à l'importance de sauvegarder la nature pour les générations actuelles et futures.
La nouvelle organisation est composée de plusieurs membres bénévoles ainsi que de neuf administrateurs dont certains sont impliqués depuis plus de 20 ans dans la cause des milieux humides.
Le complexe tourbeux du delta de Lanoraie est situé au sud de la région administrative de Lanaudière, à environ 40 km de Montréal.
Couvrant une superficie d'environ 7580 ha, soit près de 76 km2, il est bordé au sud par le Fleuve Saint-Laurent, au nord par la ville de Joliette, à l'ouest par la ville de l'Assomption et à l'est par la ville de Berthier.
De Sainte-Geneviève-de-Berthier à l'Assomption, en passant par les municipalités de Lanoraie, Lavaltrie, Saint-Paul, Saint-Thomas, Saint Sulpice et Saint-Gérard-Majella, ce système tourbeux représente l'un des derniers grands milieux naturels humides du sud du Québec
Anciennement bordé d'îles sableuses, le paysage passé devait être comparable à celui actuellement en place dans l'archipel des îles de Berthier Sorel. En effet, durant la dernière glaciation, l'Inlandsis laurentidien, dont l'épaisseur pouvait atteindre jusqu'à 4 000 mètres (Landry et Mercier, 1992), a surcreusé la région entourant aujourd'hui le Lac Saint-Pierre. Sous le poids de l'immense couche de glace, le continent s'est enfoncé de plusieurs centaines de mètres de sorte que lorsque la glace a fondu, l'océan a envahi de grandes régions du centre, de l'est et du nord du Québec : c'est à ce moment que s'est formée la mer de Champlain.
Pendant cette transgression marine, le relèvement isostatique a entraîné un abaissement progressif des niveaux de submersion des Basses-Terres, laissant place au Lac Lampsilis. Lorsque la masse d'eau courante du fleuve rencontra celle du lac, les sédiments transportés, surtout du sable, se sont déposés. Les deux masses d'eau se déplaçaient entre Saint-Sulpice et Berthierville alors que s'élaborait, il y a environ 8 800 années, de part et d'autre du fleuve actuel, le delta de Lanoraie (Robillard et al, 1996).
Le delta, 800 ans plus tard, émergea et le fleuve gagna graduellement le lit
qu'on lui connaît aujourd'hui en abandonnant les chenaux du delta de Lanoraie.
Au fur et à mesure que le niveau d'eau baissa, les chenaux du delta creusèrent leur lit dans la couche d'argile laissée par la mer de Champlain (Robillard et al, 1996).
Lorsque la force du courant fut trop faible pour traverser la couche d'argile,
d'importantes masses d'eau ont été emprisonnées dans les légères dépressions.
Avec les années, la végétation combla ces aires humides disposées parallèlement
au Saint-Laurent, dans les anciens chenaux du delta de Lanoraie
Constat de la problématique de gestion due aux nombreux acteurs, tant au niveau des décideurs de tous les niveaux de gouvernement, que des propriétaires privés.
Le manque de cohérence dans la réglementation applicable et appliquée sur le territoire des tourbières du delta de Lanoraie, et de tous les milieux humides en général apparaîtra ici clairement.
Decoupage fédéral (Carte 1)
L'objectif de la Politique fédérale sur la conservation des terres humides, publiée en 1991, est de « favoriser la conservation des terres humides du Canada en vue du maintien de leurs fonctions écologiques et socio-économiques, pour le présent et l'avenir ». Or, le fédéral a des pouvoirs seulement lorsqu'il y a présence d'espèces fauniques ou floristiques sous la protection de la loi sur les espèces en péril et lorsqu'il y a des infrastructures de transports fédérales concernées. Il peut aussi, paradoxalement à sa politique, favoriser le drainage des milieux humides pour augmenter le rendement de certains aménagements forestiers.
Découpage provincial (Carte 2)
Le gouvernement du Québec, via l'article 22 de la loi sur la qualité de l'environnement, est responsable de l'émission des permis d'autorisation pour les activités prévues à l'intérieur des milieux humides (tourbière, marais, marécage, etc.). Comme stipulé au point 6.1, un entrepreneur peut voir financer ses activités de drainage par le fédéral, et se voir interdire ce même drainage par le provincial. C'est la division régionale du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs qui est responsable de l'émission des permis d'autorisation. Les régions sont tellement vastes, les demandes d'autorisation tellement nombreuses et à l'inverse, trop peu de fonctionnaires que les permis sont émis sans analyse profonde de la capacité de support du milieu.
Région administrative (carte 3) et (Carte 4)
Le site à l'étude est localisé au sud de la région administrative de Lanaudière.
Les régions administratives n'ont aucun pouvoir réel en matière de gestion des milieux humides.
Les tourbières de Lanoraie représentent les derniers grands milieux naturels terrestres d'une région dominée par l'agriculture et l'urbanisation. Leur proximité de Montréal les rend particulièrement vulnérables à une utilisation économique à court terme de leur ressource. Une superficie de quelque 879 ha aurait ainsi été perturbée ou détruite depuis 10 ans. D'autre part, l'approche réglementaire développée par les municipalités et le ministère de l'Environnement ne semble pas avoir eu toutes les retombées positives souhaitées sur la conservation de l'écosystème tourbeux. La difficulté de contrôler les activités réalisées sur l'ensemble du territoire et, localement, le manque de compréhension de l'importance écologique du milieu sont probablement responsables de cette situation. Comme les tourbières (et les autres milieux humides) ont été peu considérées au fil des ans pour leur valeur autre que celle d'exploiter la tourbe, il n'est pas étonnant que la conscience moderne ait peu évolué vers une approche de conservation.
Pourtant, divers intervenants reconnaissent aujourd'hui le potentiel écologique et éducatif des tourbières de Lanoraie. Le ministère de l'Environnement y a créé en 1994, sa 48è réserve écologique sur une portion du territoire. Un protocole d'entente signé avec le Ministère nous permet d'y offrir des visites éducatives depuis ce temps. L'éducation fait en effet partie des objectifs fixés par la création d'un réseau de réserves écologiques au Québec.
Il est clairement démontré que le complexe tourbeux du delta de Lanoraie est affecté de toute part par différents types de perturbation. Si aucune activité de restauration n'est faite, plusieurs secteurs seront en effet considérés comme des pertes définitives ou comme zones de perturbations majeures. Une des perturbations les plus fréquentes et dévastatrices est bien évidemment l'agriculture. Pratiquement toute la superficie du territoire à l'étude est en effet de tenure privée et majoritairement zonée agricole. Il devient donc difficile d'intervenir pour la protection de ce milieu fragile. Il va de soi que si aucune réglementation et processus législatif clair ne sont mis en place rapidement, le phénomène perdurera ce qui mettra certainement en péril la pérennité du milieu. L'hydrologie tant locale que régionale ainsi que les espèces fauniques et végétales qui y trouvent refuge risquent d'être fragilisés à court, moyen et long termes. Les pressions anthropiques exercées sur les tourbières de Lanoraie sont si importantes que la situation est désormais critique et des actions de protection, voir même de restauration seront à prévoir afin de renverser le processus.
Dans le contexte actuel d'étalement urbain et d'agriculture industrielle, ces actions devront être mises en place à très court terme.
Chacune des municipalités concernées par la problématique devrait par ailleurs se doter d'une réglementation en matière de milieux humides, dans une perspective de développement durable, en fonction des préoccupations qui leur sont propres.
Il est impératif, dans l'espoir d'atteindre l'objectif de préservation, de sensibiliser les citoyens et la population en général sur la nature fragile mais fondamentale des tourbières. Il faut informer les gens et renverser l'idéologie négative que la majorité de la population entretient depuis des années face aux tourbières.
Les milieux humides sont peut-être des milieux ingrats pour l'établissement de l'homme, mais ce n'est cependant pas le cas pour les milliers d'autres espèces vivantes qui dépendent de ce milieu pour vivre et se reproduire. Seul ce raisonnement devrait prévaloir face à la problématique des tourbières du delta de Lanoraie.
à moins d'une heure de Montréal, venez vivre une expérience des plus enrichissantes! Visitez un des plus beaux sites de Lanaudière. La Réserve écologique des Tourbières-de-Lanoraie est une des seules réserves écologiques du Québec où l'on retrouve un programme éducatif accrédité par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
L'exposition permanente vous transportera, de la dernière glaciation à l'état actuel du complexe tourbeux et vous enseignera comment les tourbières sont des témoins privilégiés de notre histoire. Elles forment des endroits mystérieux où cohabitent des associations végétales rares et où la flore s'apparente davantage à celle du Grand Nord qu'à celle du Grand Montréal. Après l'exposition, vous marcherez sur un sentier flottant long de 600 mètres d'où vous pourrez contempler cette nature si particulière aux tourbières.
à partir de Montréal
Prendre l'autoroute 40 direction Est. Sortie 130 (Lanoraie). Prendre le chemin Joliette vers le nord, parcourir trois kilomètres jusqu'au pavillon d'interprétation en bordure de la route.
à partir de Québec
Prend l'autoroute 40 direction Ouest. Sortie 130 (Lanoraie). Prendre le chemin Joliette vers le nord, parcourir trois kilomètres jusqu'au pavillon d'interprétation en bordure de la route.
à moins d'une heure de Montréal, venez vivre une expérience des plus enrichissantes! Visitez un des plus beaux sites de Lanaudière. La Réserve écologique des Tourbières-de-Lanoraie est une des seules réserves écologiques du Québec où l'on retrouve un programme éducatif accrédité par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
Notre exposition traite à la fois des sciences naturelles, de l'histoire de notre région, des sciences humaines, du patrimoine naturel, ainsi que des enjeux environnementaux. Le pavillon offre une activité touristique non négligeable pour la région en plus de fortifier notre réputation comme organisme travaillant à la protection des tourbières ainsi qu'à la recherche scientifique qui s'y rapporte. Cette exposition permanente nous permet de sensibiliser et d'éduquer des générations de Québécois à mieux comprendre les caractéristiques écologiques particulières de ces écosystèmes, ainsi que l'importance de préserver le plus intégralement possible ces échantillons de notre patrimoine écologique.
LA RéSERVE éCOLOGIQUE DES TOURBIèRES DE LANORAIE
Créé en 1994, la Réserve écologique des Tourbières de Lanoraie l'a été suite à de multiples démarches politiques et négociations de la part de la Bande à Bonn'Eau. Cette réserve écologique est représentative des milieux humides des basses terres de la vallée du St-Laurent et protège à la fois des espèces animales et végétales rares et menacées. D'une superficie totale de 415 hectares, cette réserve écologique protège 5% de l'ensemble des tourbières du Delta de Lanoraie qui sont d'une superficie d'environ 75 kilomètres carrés. De plus, une superficie de 14 hectares a été désigné zone éducative, ce qui a permis la construction d'un sentier d'interprétation de 600 mètres en 1994 et la construction d'un pavillon muséal en 1999. Doté d'un programme éducatif assez complet, il s'agit d'une des seules réserves écologiques accessibles au grand public.
Le réseau québécois des réserves écologiques est formé de soixante-deux territoires de conservation et de protection intégrale d'écosystèmes représentatifs de la biodiversité du Québec, dont le tiers sont des milieux humides. Situées à moins d'une heure de Montréal, les tourbières de Lanoraie, qui sont d'ailleurs la seule réserve écologique à être accessible à la population québécoise, sont constituées d'écosystèmes uniques dans le sud du Québec, et on y retrouve des espèces rares et localisées. Couvrant une superficie de quelques 6 600 hectares, elles constituent également les derniers grands milieux naturels d'une région dominée par l'agriculture et l'urbanisation.
La création de réserves écologiques comme celle des tourbières de Lanoraie vise évidemment à préserver notre patrimoine naturel, mais, fait à ne pas négliger, comporte également des fins éducatives. En 1994, le ministère de l'Environnement nous a autorisé, en vertu du 1er paragraphe de l'article 11 de la loi sur les réserves écologiques, à élaborer et dispenser un programme éducatif complet (Gagnon et al. 1996) qui exploite les différentes thématiques reliées aux tourbières, ce qui fait de notre organisme un partenaire associé au ministère de l'Environnement Notre nouveau projet s'inscrit parfaitement dans la continuité de cette partie de notre mandat qui est de promouvoir la protection de l'environnement par le biais de l'éducation.
On juge l'arbre à ses fruits ! La Société de Protection des Terres Humides fait flèche de tout bois afin de protéger l'intégrité des terres humides du delta de Lanoraie. S'adaptant aux réalités changeantes du milieu, les efforts de la SPTH sont dirigés tantôt vers l'acquisition de territoires tourbeux et la signature d'ententes de conservation, tantôt vers l'éducation et la sensibilisation du grand publique et des jeunes face à ces milieux fragiles, indispensables à plusieurs égards (faunique, écologique, hydrologique, biologique, etc.).
Si le sentier d'interprétation de la réserve écologique constitue le principal outil d'éducation, la SPTH a notamment développé une expertise pour l'animation dans les écoles.
Au fil des années, la SPTH en est venue à acquérir et protéger directement près de 4 kms2 de milieux humides, outre la réserve écologique qu'elle administre.
Malgré d'importants gains, la situation reste cependant critique. Plus du quart du complexe tourbeux du delta de Lanoraie (ca. 21 kms2) est sévèrement perturbé par l'activité humaine, et cette destruction progresse à un rythme soutenu. En conséquence, la SPTH s'active auprès des MRC's et des municipalités concernées afin de faire naître une véritable protection réglementaire couvrant l'ensemble du complexe tourbeux. Rassembleuse, notre société collabore de près avec d'autres organismes environnementaux et sert souvent d'intermédiaire entre l'ensemble des intervenants susceptibles d'influer sur les milieux humides de la région.
Vision :
D'ici (10) dix ans, la SPTH veut obtenir la protection réglementaire de l'ensemble du complexe du Delta des tourbières de Lanoraie. Cette protection sera précédée par la reconnaissance scientifique, administrative, politique et sociale du milieu unique que constitue le Delta des tourbières
de Lanoraie. Elle sera suivie par l'adhésion de la collectivité régionale au principe de sa protection. Cette reconnaissance sera consacrée par l'intégration de ce principe aux schémas d'aménagement des MRC d'Autray, de Joliette et de l'Assomption. Enfin, cette reconnaissance sera intégrée aux plans de zonage et d'urbanisme des municipalités de Lanoraie, Lavaltrie, St-Sulpice, l'Assomption, Saint-Paul et Saint-Thomas.
Objectifs futurs :
Sensibiliser les citoyens et les décideurs à la cause des tourbières du delta de Lanoraie par des actions concrètes :
Proposition de réglementation municipale
étude sur l'état critique de la tourbière et sur l'importance de la protéger
Participation à des colloques (UQCN, Québec Nature, Réseau des milieux naturels)
Visites Guidées à la Réserve écologique
Protéger l'environnement pour les générations actuelles et futures par des actions concrètes :
Acquisition de terrains
Ententes de conservation avec les propriétaires privés
Promouvoir une réglementation forte sur la protection des milieux humides
Afin de mieux vous faire comprendre les enjeux auxquels fera face la SPTH dans les années à venir, il est pertinent de vous faire un petit résumé de la situation actuelle de l'organisme. La SPTH et ses membres se sont engagés, lors de l'année 2004-2005, dans une planification stratégique. La totalité des membres présents à cette rencontre se sont entendu sur un fait : malgré les efforts que la SPTH a mis dans l'éducation à la réserve écologique des Tourbières-de-Lanoraie, une catastrophe perdure! Quelle catastrophe? La détérioration grandissante du complexe de milieux humides que constitue l'ensemble des tourbières du delta de Lanoraie.
De façon plus spécifique, les tourbières du delta de Lanoraie couvrent une superficie de plus de 75 km2, et s'étendent sur huit municipalités et trois MRC. De Sainte-Geneviève-de-Berthier à l'Assomption, en passant par les municipalités de Lanoraie, Lavaltrie, Saint-Paul, Saint-Thomas, Saint-Sulpice et Saint-Gérard-Majella, ce complexe de milieux humides constitue le dernier grand milieu naturel humide du sud du Québec. Lorsque nous regardons une image satellite de la région, nous constatons en effet que ce territoire est le dernier vestige naturel à subsister face aux actions de l'homme dans les basses terres du Saint-Laurent, région largement dominée par l'agriculture et l'urbanisation.
Longtemps la SPTH et ses membres ont défendu ce territoire et grâce à cette importante mobilisation, le Ministère de l'Environnement a finalement considéré une infime partie de ce milieu exceptionnel en lui assurant le statu de Réserve écologique. Malgré cette victoire, nous ne pouvons négliger qu'il y a seulement 5% du territoire qui soit protégé, c'est-à-dire 4.2 km2 sur un total de 75 km2. Par ailleurs, plus de 25% de la superficie des tourbières est considéré comme zone de perturbation majeure ou zone de perte définitive de milieu naturel au profit de l'agriculture et d'une multitude de perturbations anthropiques (humaines).
Les vertus des milieux humides ne sont pourtant plus à prouver. En voici quelques-unes :
Sur le plan hydrologique, les tourbières du delta de Lanoraie jouent un rôle primordial sur le régime hydrique local et régional. Plusieurs agriculteurs dépendent de cet immense bassin d'eau pour irriguer leurs terres, sans lui, les terres environnantes ne valent plus rien. En ce qui concerne la réserve en eau potable, ne pas agir et laisser le domaine privé gérer le peu qui reste de ces milieux humides va à l'encontre de la politique nationale de l'eau, adoptée à l'automne 2002 par le Ministère du Développement durable, Environnement et Parcs.
Dans le contexte de réchauffement climatique auquel fait face la population mondiale, nous ne pouvons négliger le rôle que constituent les tourbières du delta de Lanoraie quant à leur capacité de captage de CO2.
Plusieurs espèces fauniques et végétales trouvent refuge dans les tourbières du delta de Lanoraie, dont plusieurs désignées en péril ou en voie de l'être. Nous ne devons pas attendre que d'autres s'ajoutent à la longue liste déjà existante.
Il est primordial de mettre un terme à ce carnage ou du moins de ralentir son rythme et enfin de redonner la place qui revient à toutes les espèces vivantes qui composent la richesse de la biodiversité du sud du Québec. C'est pourquoi, les membres de la SPTH ont pris la meilleure décision qui soit, soit de mandater le conseil d'administration de mettre en uvre un plan d'action axé sur la protection et la conservation des tourbières du delta de Lanoraie. Un réseau d'aires protégées, voilà notre objectif!
Merci de votre confiance et nous comptons sur votre mobilisation afin de protéger, conserver et faire reconnaître la richesse de ce milieu à l'équilibre et à l'intégrité précaire.
LISTE DES PRIX ET DES DISTINCTIONS REçUS
1995 : La Bande à Bonn'Eau de Lanoraie reçoit une mention honorifique au Mérite Environnemental.
Le ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec souligne ainsi une excellente contribution à la protection de
l'environnement.
1995 : Le Conseil régional de développement Lanaudière, par l'entremise du Fond d'intervention régionale, souligne la réalisation
du projet La Tourbière de Lanoraie.
2000 : L'Association Touristique régionale, Tourisme Lanaudière souligne l'apport de la Bande à Bonn'Eau de Lanoraie à la
promotion et au développement du Tourisme.
Depuis ses premiers balbutiements, notre organisme a fait de l'éducation populaire son cheval de bataille. Une population informée et sensibilisée est un préalable à toute protection citoyenne ou politique efficace de l'environnement. Si notre présence dans les médias et dans les écoles a connu des fluctuations au fil des ans et des événements, le sentier d'interprétation à la Réserve écologique constitue un outil stable et constant d'éducation. Ces deux approches éducatives sont donc complémentaires.
Au cours des prochaines années, c'est le vif souhait de notre organisme de retourner dans les écoles de la région. Tout le matériel, l'expertise et la passion sont encore présents au coeur de notre organisme pour sensibiliser et divertir les jeunes de tous âges.
Comme les tourbières sont encore des milieux humides méconnus, il n'est pas étonnant qu'un vaste champ de connaissances reste inexploré. Aujourd'hui, divers intervenants reconnaissent le potentiel écologique et éducatif des tourbières de Lanoraie. Le ministère de l'Environnement y a créé en 1994 sa 48e réserve écologique sur une portion du territoire. Un protocole d'entente signé avec le Ministère nous permet d'offrir des visites éducatives depuis ce temps. L'éducation fait en effet partie des objectifs fixés par la création d'un réseau de réserves écologiques au Québec. De plus nous avons été reconnu par le Ministère de la Culture et des Communication comme une Institution Muséale.
Pour être en mesure de conserver et de promouvoir la diversité biologique, il faut examiner à de nombreux niveaux d'organisation, la fragilité de ces écosystèmes protégés.
L'éducation relative à l'environnement est un domaine d'avenir. Actuellement, la sensibilisation à la protection de l'environnement auprès des jeunes, s'articule essentiellement autour de thèmes reliés à la gestion des déchets, du recyclage, de la pollution, etc. Notre organisme veut apporter une vision différente et complémentaire aux thématiques courantes. Il contribuera à développer chez les jeunes un comportement plus respectueux des milieux naturels et ouvrira un champ inexploré jusqu'à ce jour. En effet, les milieux humides sont des milieux très méconnus.
Chaque année nous accueillons plus d'un millier de visiteurs, dont de nombreux groupes scolaires ainsi que plusieurs chercheurs(spécialistes). Nous voulons par le biais de nos activités éducatives contribuer à approfondir les connaissances des gens sur les richesses locales et l'importance de protéger notre patrimoine naturel et les écosystèmes qui s'y rattachent.